03 mars 2014

Le Grand

La musique (de MeNaiset, merci !) qui va bien avec, important ! =)

http://www.youtube.com/watch?v=imLVuow4ZUo

colosse cerné

 

face au colosse

~ Les noces anciennes ~

 

"Jeune fille, entends mon chant.
Bientôt ils viendront te chercher,
Bientôt tu seras prête.
Dans un jour, dans six mois, dans un an,
Tes noces feront de toi une femme.
Ta fraîcheur L'envoûtera,
Ta douceur Le comblera,
Et la paix tu apporteras
Aux proches qui te loueront.
La paix tu auras,
Cette paix éternelle de celles
Qui se sont données au Grand.

...

Ceci ma fille, je te le dis,
Ma fleur, mon rayon de miel,
N'est pas ce que je souhaite.
Moi, ton père, j'essaie de ne pas pleurer
Et de profiter du bonheur que tu m'apportes
Tant que tu es encore là.
Ils sont venus me le dire,
Le jour des noces anciennes viendra pour toi.
Quand le Grand reviendra,
Tu seras sa femme
Et ton sang coulera. "

La guilde arriva. C'était ce pour quoi elle avait été créée, rompre avec certaines traditions des temps d'avant. 

Posté par xavounette à 13:12 - Commentaires [2] - Permalien [#]

25 février 2014

Solimanque

Pour les deux trois qui "suivent", on quitte un peu les contes de guerre pour d'autres.

celui qui se melait de tout

celui qui se mêlait de tout couleurs

 

~ Celui qui se mêlait de tout ~

«  Cela me rappelle l'histoire de Solimanque. Elle est amusante, de mon point de vue. Et elle est de toutes les époques. 
«  Solimanque était un jeune magicien assez talentueux dans son métier. Il vivait tranquillement loin des tourments des batailles et venait en aide aux gens des villages, surtout en tant que guérisseur alternatif aux experts des plantes. Il était instructeur de la jeunesse aussi. Bref, il menait une vie de noble du village.
«  Toutefois, il avait un bien terrible défaut : il se mêlait de tout, ab-so-lu-ment-de-tout ! C'en était infernal. Par exemple, un exemple tout bête : si quelqu'un venait à acheter une baguette de pain sous ses yeux, il allait se permettre d'intervenir, pesant le pour et le contre d'un tel achat : le poids de la baguette, la corpulence de la personne, la qualité du pain. Dites que vous avez apprécié un livre, il vous dira inmanquablement non pas si il l'a aimé ou pas mais il vous signifiera la qualité de cet objet selon des critères qu'il argue comme scientifiques et sans appel, et que donc il va se permettre de vous dire si vous avez raison ou pas d'apprécier tel ouvrage. La beauté d'une chanson, la bonté d'une personne, l'intérêt d'un tableau... Tout, tout, tout. De plus, Solimanque, toujours dans sa logique de La Raison, ne supportait pas ce qu'il considérait comme étant un manque de bon sens. Ainsi allait sa vie, qui allait prendre un tournant bien singulier, et ce, à cause d'un simple pot. 
«  Un jour qu'il faisait la vaisselle, il advint qu'un pot (le fameux pot) tomba dans sa bassine. Solimanque se retrouva éclaboussé, de la tête au pied. 
«  - Ca m'énerve !! se dit-il. Non mais quel non sens c'est de se faire mouiller à tort et à travers ! Pourquoi l'eau se permet-elle de nous tremper comme ça alors qu'elle pourrait très bien nous éviter (N'oublions pas que c'est un magicien et qu'un magicien sait bien des choses) ! C'est stupide, voilà tout.
«  Eh oui... Vous ne vous y trompez pas, il en avait même à redire sur les éléments, le pauvre garçon...
«  Bon magicien qu'il était, il se décida à aller à la fontaine dans les bois et appela l'avatar de la Dame des eaux, pour lui faire comprendre que cela suffisait bien et que rien ne justifiait un tel traitement. Ses arguments étaient bien entendus infaillibles. Pourtant, malgré son énervement prononcé et sa réthorique d'après lui sans faille, il n'obtint pas la réponse qu'il attendait :
 - Voilà un mortel bien curieux, qui se permet de chercher à nous comprendre. Un bien piètre idiot... Bon, la Dame des eaux réclame pénitence, ce sera donc fait. Je te l'annonce : toute personne à qui tu feras la leçon désormais te répondra. Et la réponse ne souffrira plus jamais d'une once de mensonge ni de retenue. Et alors tu comprendras jeune homme, que ce que tu appelles le bon sens n'est rien d'autre que l'expression de ta vantardise. Tu verras que tu es une personne bien faible en bon sens en réalité car si tu en avais, tu chercherais avant tout le bonheur des tiens. Ainsi ma mère la Dame en a décidé.
«  Sur le chemin du retour, un peu retourné, Solimanque repensait aux mots de l'avatar. Il ne tarda pas à se convaincre de l'idiotie de l'Eau, qu'il n'avait rien à se reprocher et que ce châtiment ne pourrait rien lui faire, car après tout il était de bon conseil et que ceux qui n'appréciaient pas ces fameux conseils n'étaient sûrement pas dignes d'intérêt. 
«  Et... la vérité l'accabla. Nul ne se taisait plus dorénavant dès que notre jeune érudit avait quelque chose à redire sur la moindre broutille. Tout le monde, ses amis, ses proches et les autres le reprenait sans cesse. Même sa mère, sa maman, l'envoya valdinguer dans les roses, elle qui avait toujours était d'une patience infinie envers lui et qu'il tenait en estime plus que tout. L'estime de Solimanque prit un sacré coup depuis ce jour-là.
« Heureusement pour lui, il possédait dans son entourage une amie magicienne, comme lui, une collègue de travail. Cette dernière était pleine de bon sens , avec une modestie sans fin, une empathie réelle et un 
cœur de ceux qui font du bien. Devant la douleur que vivait son ami (qui était si déprimé qu'il n'osait plus parler à quiconque, ce qui évita à cette jeune demoiselle de lui répondre des mots qu'elle n'aurait pas souhaité dire), elle essaya d'être de bon conseil et de lui faire comprendre l'erreur de son comportement passé. Et il comprit qu'il n'eut d'autre choix que de l'écouter. Il en avait même envie en fait, et il ne souhaitait plus rien dire.
«  C'est ainsi que, toujours victime de sa malédiction, il apprit à se taire, à mesurer l'importance de ses pensées, à laisser tranquille. Sa précieuse amie devint sa femme. La malédiction resta en lui toute sa vie, mais elle ne lui posa (presque) plus aucun problème. »


Récit de la Mère marcheuse, dans la taverne du Bretteur boutonneux. 

Posté par xavounette à 21:36 - Commentaires [2] - Permalien [#]

19 février 2014

Emilie

Quelques changements dans la présentation : en exclusivité je vous l'annonce ! : vous pouvez désormais vous abonner à ce blog, c'est gratuit, sans engagement, et cela vous permettra en totale ex-clu-si-vi-té, madame !, d'être informée de toutes les nouveautés =) Alors, qui se laisse tenter ???????????????????

Ah oui j'ai aussi voulu mettre une petite musique d'ambiance, mais je n'ai trouvé qu'une vidéo (doué que je suis en informatique), si ça vous dit cliquez avant de lire la suite, juste pour l'ambiance =) (en fait c'était en lecture de playlist sur youtube pendant que je faisais le dessin et j'ai trouvé qu'elle servait bien le propos).

N'hésitez pas à aimer, à commenter, à partager, à vous abonner !!!!!

La fameuse musique (merci Kawai Kenji !) :
http://www.youtube.com/watch?v=NuH4dwubjPM

 

Emilie pensive cerné

 

 

la guerrière silencieuse

 

~La guerrière silencieuse ~

 

"- Elle, mon capitaine, qui reste assise toujours seule, on ne sait que peu de choses à son sujet. Tout ce que j'ai pu apprendre d'elle était écrit dans son carnet. Le carnet c'est en fait un journal intime très détaillé et qu'elle tenait scrupuleusement, quelques lettres qu'elle a reçues, et puis des brouillons de lettres qu'elle semble avoir envoyées. Elle ne le cache pas trop vu qu'il est écrit dans une langue des pays de l'Ouest, et souvent on la voit relire ses notes, mais jamais on l'a vue écrire. Seulement le jeune Martin connaît un peu cette langue, et un jour il a lu les secrets de la jeune fille. Il ne m'a pas tout dit, juste ce que je devais savoir, de quoi m'assurer qu'elle ne nous voulait aucun mal.
"Elle ne parle pas, mais je suis pas sûr que c'est parce qu'elle ne le peut pas, c'est peut-être dans sa tête que ça se passe. Elle est partie à cause des guerres qui ont lieu dans l'Ouest. Dans les notes, on trouve beaucoup de mots d'amour, très tendres et très doux, aux dires de Martin. Mais il y a aussi des lettres qui montrent une rupture violente et très soudaine, et puis les notes du journal s'arrêtent, elle a cessé d'écrire à ce moment là. 
"Trois mois après la dernière note mise dans le journal, elle s'est présentée à nous, elle semblait avoir entendu parlé de notre ordre, c'est Kailïn qui l'a prise sous son aile et qui lui a appris l'épée, sans trop poser de questions. C'est une bonne épéiste, et je crois qu'elle croit en notre cause. C'est bizarre par contre, car le journal montre bien qu'elle ne voulait pas de la guerre là où elle habitait, pis il semblerait que c'est même ça qui l'a amenée à fuir jusqu'ici. Mais là, elle se bat pour nous ! Je crois qu'elle aime cette idée de notre guilde à laquelle elle appartient, elle croit en vos valeurs capitaine. 
- Vous croyez ?
- Oh oui ! Elles est prête à se battre vaillamment, mais ne tue pas. Elle ne cherche pas le sang, du tout. Par contre, il lui est arrivé une fois de tourner les talons à un ordre que moi-même je n'étais pas fier d'avoir donné. Vous voyez, elle agit vraiment selon ses propres valeurs. 
- Mmm...
- Mon capitaine ?
- Non rien, je réfléchissais. Ce que vous me dites, cela témoigne d'une grande tristesse. On dirait qu'elle cherche quelque chose après avoir perdu ce en quoi elle croyait. 
- Oui, c'est une sacrée personne. Ce n'est pas la plus forte, mais je lui fais toute confiance.
- Ayez confiance sergent si vous voulez, mais retenez bien ça : si cette guerrière silencieuse cherche quelque chose, un jour peut-être elle le trouvera ; si elle conserve ce journal intime qui s'est arrêté, c'est que peut-être un jour elle le continuera. Et si ce jour arrive, nous serons bien en peine de refuser ce qu'elle décidera."

 

Posté par xavounette à 18:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 février 2014

Simon rêveur

Un vieux dessin pour la Saint Valentin, un peu hors propos peut-être , Mais le "dessin doux" viendra un jour plus approprié, et c'est en attendant le prochain. =) C'est le seul que j'ai accroché chez moi, au 3615tavieonsenbranle. sur ce banc

~ Le choix d'être soldat ~

C'était un rêve récurent, depuis qu'il avait chassé Emilie. Un long rêve, qui contrastait tellement avec la violence du combat. Ce qu'il redoutait le plus, c'était le réveil. Ces quelques secondes où il se trouvait un peu entre les deux mondes, les yeux ouverts, ses camarades paniqués courant dans tous les sens, la terre qui tremblait et les gravats tombant à côté de lui. Ce moment le terrifiait vraiment, car il ne pouvait pas interragir avec le réel. Il semblait sentir encore le bois du banc sous lui, ses pieds dans le sable, il n'arrivait pas à prendre une prise correcte sur le sol et ses jambes ondulaient et luttaient pour trouver prise. Le vent caressait toujours son visage, il lui semblait pouvoir respirer à plein poumons la brise fraîche, et il n'avait mal nul part. Pourtant la panique était là, car il ne pouvait pas bouger et la mort pouvait le frapper sans qu'il ne puisse se défendre. 
Puis, sortit de cette torpeur, la réalité revenue, il repartait au combat et se battait à sa manière certes, mais farouchement, car même si il en avait peur, Simon espérait plus que tout se rendormir et revivre ce rêve. Car  il avait vraiment l'impression que là, sur ce banc, Emilie allait revenir.

Posté par xavounette à 23:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 janvier 2014

Simon

Le jeu de l'erreur, il y en a une entre les deux dessins !


voyageur dans les marches

marcheur dans les marches couleur

 

~ Les chants du voyageur ~

 

 

Chère maman,


Mon voyage se passe bien. Je ne peux pas me permettre de te dire où je suis et de toute façon je ne préfère te le dire, toi qui craignais déjà que j'aille vivre à la ville la plus proche !
La vie se déroule tranquillement, depuis que j'ai fui les champs de bataille. Je me rends compte que ça va faire trois ans maintenant que mon voyage a commencé. Rassure-toi, je suis bien vivant, dans les pays lointains. Au début j'avais assez peur des autres, je pensais que ma vie de déserteur allait se borner à me cacher sans arrêt. Tout ce que la Nation nous avait dit me paraît aujourd'hui être un tissu de mensonges. Bon je ne vais pas me battre avec toi maintenant dans cette lettre, ce n'est pas le but. Mais sache que ma manière de voir les choses a changé, et je ne suis pas si malheureux que ça. Je ne l'ai jamais dit à personne, pourquoi j'ai déserté. J'étais plutôt patriote comme tu le sais. Je me sentais prêt à beaucoup pour le pays. Mais le jour où j'ai mis cet homme en joue, j'ai compris que ça n'était pas possible. C'est là que j'ai choisi.

Tu sais, depuis quelques temps je repense à Emilie. Je ne crois pas qu'elle nous en voulait, tout ça parce qu'elle venait du pays voisin. Et souviens-toi, comme je l'ai pleurée et détestée en même temps. Je voudrais bien la revoir, même si aujourd'hui ça sera peut-être elle qui m'en voudra. Enfin je suis bien content qu'elle ait réussi à prendre la fuite par le col du Sud. Je la recherche, c'est un but de mon voyage, il en faut bien un ! J'ai appris de diverses personnes qu'elle était toujours en vie, et qu'elle s'était mise à voyager comme moi maintenant, c'est assez curieux ça... Je t'en parle librement parce que le temps que tu reçoives cette lettre, je serai déjà bien loin de mon emplacement actuel.

Les trois ans écoulés sont passés vite finalement, même si j'ai perdu beaucoup aussi il ne faut se mentir. Vous me manquez tous. J'espère que quand les déserteurs de la Guerre du col seront pardonnés par l'Etat, je pourrai revenir. J'espère aussi que vous ne m'en voudrez pas trop. C'est peut-être illusoire de penser que les choses pourraient redevenir comme avant.

En tout cas, j'ai commencé à me prendre de passion pour la musique des autres pays. C'est chouette ! On m'a appris à jouer d'un instrument à cordes très curieux, qui ressemble à une meule mais en bois (c'est pas très grand et très facile à transporter). Je commence à accumuler quelques chants qui racontent des histoires traditionnelles d'ici et là. Je me dis que je vous les chanterai quand je reviendrai... J'ai rencontré des artistes vraiment étonnants, qui te font vibrer de plaisir, parfois qui t'inquiètent, j'aime beaucoup ressentir ces sensations, comme quoi ça peut se passer autrement que par la guerre !

Je dois déjà te laisser, j'ai saisi une rare occasion pour t'envoyer cette lettre (j'espère que le type ne m'a pas menti) et je n'ai eu que vingt minutes pour l'écrire. Pardon si c'est un peu décousu, les idées vont un peu dans tous les sens.

Je vous aime tous, et vous dis à bientôt, si l'occasion se présente.

Bien à toi,
Simon

Posté par xavounette à 18:03 - Commentaires [2] - Permalien [#]

13 janvier 2014

Louise

 

En vous souhaitant une bonne année, avec un peu de retard =)

fillette dans les marches

fillette dans les marches

~ Ma Louise ~

 

 


Quand je te vois, ma petite-fille,
Je repense au fait que tu aurais pu ne jamais être là.
Je repense à toutes celles face à qui j'ai perdu confiance,
Au point d'en être ridicule parfois et encore honteux aujourd'hui,
Puis à celle qui a su me mettre en confiance
Et me donner cette chose que je ne pensais jamais trouver un jour.
Quand je te vois, ma petite-fille,
Je me dis que tout n'est pas perdu,
Qu'entre les îles où il fait toujours soleil,
Le bon vivre n'est pas près de disparaîte.

Je me souviens des trois guerres que j'ai faites,
Du doute que j'ai souvent eu sur la fin
A me demander pourquoi je me battais
En voyant la folie, la vivant parfois,
Au point de me réveiller encore aujourd'hui la nuit,
Innondé de sueures froides faites des souvenirs des flammes,
Face à un ennemi qui comptait dans ses rangs
Nombre de gens égarés comme moi.
Je me souviens de cette fête du solstice,
Où un soldat ennemi m'avait mis en joue,
Mais me dit que ce n'était pas aujourd'hui qu'il commencerait,
Que ce n'était pas mon jour.

Je me demande comment j'ai pu revenir,
Alors que presque tous mes camarades ne reviendront jamais.
Je remercie ta grand-mère de m'avoir attendu,
De ne pas m'avoir envoyé cette lettre que de nombreux soldats ont reçue.
Je la remercie de m'avoir redonné de suite une raison de continuer.
Elle me manque, ma Françoise,
Et toi, ma Louise, ma petite-fille,
Tout ce que j'ai connu, ce que j'ai fait,
Et ben, quand je te vois,
Je me dis que ça en valait bien la peine.

 

Ton grand-père Jean.

Posté par xavounette à 22:20 - Commentaires [7] - Permalien [#]

14 septembre 2013

Jean

Jean et le mangeur de temps

Jean et le mangeur de temps couleur filtre

~ Jean et le mangeur de temps ~

 

Jean sait que tout est arrivé par sa faute. Il aurait pu ne jamais choisir de faire ce voyage dans les terres perdues de l'Est, il aurait pu aussi ne pas choisir le chemin de gauche, un matin où il ne savait pas quelle direction prendre. Le village n'aurait ainsi jamais été sur son chemin, ni la fille du forgeron, et jamais il ne l'aurait mise en danger. Jamais ils ne se seraient enfuis ensemble dans les bois et jamais ils ne seraient tombés nez à nez avec le Mangeur. 
Aujourd'hui, la voilà prisonnière, condamnée à se marier avec ce mage éternel. Se marier avec le Mangeur, cela revenait à vivre sans que votre volonté ne puisse intervenir, faisant tout ce que l'esprit du magicien désirait, le temps qu'il le désirait, pour enfin se faire dévorer par lui, lui permettant de se régénérer et de se remarier à nouveau, quelques décennies plus tard, et ce invariablement depuis plusieurs vies d'homme déjà.
Voilà notre vaillant Jean, amoureux, devant la citadelle du redoutable ennemi, sa petite dague à la main et son coeur courageux pour seules armes. Les légendes affluaient dans les environs sur le Mangeur : il contrôlait le temps, le manipulait sur bien des aspects, bien que sa plus grande faille était qu'il ne pouvait aller et venir à sa guise dans le passé ou dans le futur. Toute personne se risquant dans sa demeure encourait le risque de s'y perdre, de s'y faire piéger, de ne plus savoir si elle y été restée une minute ou une année, voire bien plus, au-delà même du possible. 
Le Mangeur était aussi un joueur, qui appréciait donner les jeux mortels sur ses invités, là où parfois l'intelligence sera votre seul sauveur, mais aussi là où parfois seul le hasard vous permettra de passer.

Toutes les épreuves passées, Jean se retrouve enfin face à cette porte, clé en main, dans ce couloir mystérieux. Les ombres rôdent, il le voit bien. Il s'élance vers la porte. Les ombres tentent de s'approcher de lui. Il plante sa dague contre les murs, les lacèrent, faisant fuir les tbras tentacualires. La clé rentre parfaitement dans la serrrue. Jean l'ouvre en grand...

Nul ne sait comment il s'y est pris, mais sa vaillance et sa ruse eurent raison du Mangeur. Il ressortit de la citadelle, sa belle dans les bras. Hélas, la noce avait déjà été consommée. Sa jeune aimée ne passait désormais son temps qu'à pleurer, et ses pleurs redoublaient quand il était fait mention du Mangeur en sa présence. 
Jean voulut s'occuper d'elle, mais le père de la fillette le rejeta, le jugeant responsable des malheurs de sa fille. Jean se résolut à partir, trouver en d'autres lieux, un moyen de lever le mal infligé à celle qu'il aimait.
Et c'est ainsi que, malgré lui, il devint magicien.

 

Posté par xavounette à 13:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 août 2013

Izbal

 

Izbal le voleur

Izbal le voleur couleur

~ Izbal le voleur ~

 

Jeune héritier des voleurs de Daenris, Izbal tenta toujours les vols les plus grands. Le matin du jour qui achevait son enfance, le nouvel homme devait rejoindre la confrérie de ses futurs compagnons respectés de tous, et pour ce faire, passer une épreuve : voler sans remord. Il entreprit donc de s'attaquer à une caravane arrivant dans une ville lointaine. La foule omniprésente ne pouvait que l'aider dans son forfait, tant les yeux ne savaient où se tourner. Après avoir parcouru son long voyage, il commit le larcin, puis s'enfuit sans mot dire dans une ruelle voisine. Il s'arrêta pour observer son butin, fier de lui, quand il entendit un bruit de pas. Que faisait cet enfant là, pourquoi avait-il fallu qu'il le voie ? La règle de Daenris était claire : nul ne devait faire le lien entre un vol et la confrérie. Aussi, prêt à tout pour être accepté par les siens, Izbal planta l'enfant de sa dague, en plein coeur, puis s'enfuit. Le frère aîné du jeune assassiné était resté en retrait et avait tout vu de la scène, il se précipita et veilla son petit frère qui mourut dans cette ruelle sombre. 

Bien plus tard, Izbal était devenu quelqu'un d'important au sein de son clan. Il avait gagné en expérience et en confiance, et n'avait plus jamais eu à tuer, tant il avait été bouleversé par le meurtre du jeune fils de marchand. En effet il fut par la suite bien plus prudent et réfléchi sur tous ses forfaits. Les palais de tous les rois de l'Est et de l'Ouest avaient été visités par ce jeune homme. Il avait même dans l'un deux, volé pour seul trésor la princesse du monarque, et l'avait épousée et cela sans aller contre le gré de la jeune demoiselle qui avait trouvé ce jeune voleur fort à son goût.

Le soir de la fête pour l'anniversaire de son premier fils, Izbal, qui était devenu chef de sa ville, organisa de grandes festivités auxquelles tout le monde prit part. Tous les artistes des quatre coins du pays ainsi que les meilleurs cuisiniers de vingt pays voisins vinrent apporter aux festivités un air de jamais vu.
Les parents firent goûter à leur enfant quelques plats raffinés, comme il était de coutume là-bas, la mère ne donnant plus le sein à cette occasion. Le ragoût de Dolemn, les pâtes de fruit de Nös, le jus des pommes d'or d'Ysengril... 
L'enfant cracha son sang quelques secondes après avoir bu le jus dans la petite coupelle. Puis le jeune cuisinier se rua sur la princesse figée de détresse à la vue de son fils et la poignarda de cinq coups de couteau. 
Il se tourna vers Izbal et lui dit d'un ton froid comme la mort : "Pour mon frère." Puis on lui tailla la gorge. 

Posté par xavounette à 21:35 - Commentaires [2] - Permalien [#]

21 août 2013

Une année.

les accourus du Nord

les accourus du Nord effet crayonné léger

~ Les accourus du Nord ~

 

Ca fait bien longtemps ma foi... Trois frères voyageant pour lever une malédiction. 

Posté par xavounette à 19:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 juin 2012

Croque partie

Quatre dessins, tout droit sortis de mon carnet. Deux d'entre eux sont directement inspirés (voire repris) d'images trouvées dans une BD et sur une couverture d'album. A vous de trouver (c'est coton du melon là !) =)

fillette dans les marches~ S'en allant au marché ~

 

Izbal le voleur~ Izbal le voleur ~

Jean et le mangeur de temps~ Jean et le mangeur de temps ~

les accourus du Nord~ Les accourus du Nord ~

Posté par xavounette à 13:00 - Commentaires [3] - Permalien [#]