19 mars 2014

Sir Armand et Canelle

 

l'émissaire crayon

l'émissaire

 

~ Ma jument ~

Sir Armand était un noble qui se laissait vivre et ne cherchait jamais à abuser de façon malveillante de son pouvoir. Il était là parce qu'il en était ainsi et jouissait de pouvoirs octroyés à son rang parce qu'il était né au bon endroit. Il n'y pouvait rien au fond !

Hélas pour lui, habiter non loin de la frontière danéenne le mena à sa perte : femme, enfants, terres, tout avait été ravagé. Il n'était pas là lorsque les troubles à la frontière arrivèrent. Il faut bien avouer aussi que nul ne se doutait chez lui que la guerre allait vraiment commencer. Certains Danéens, excédés pour quelques raisons obscures (ou plus vraissemblablement profitant des troubles ambiants), entreprirent de raider les riches terres des nobles frontaliers. Parti en voyage d'affaires à ce moment-là, une détresse terrible l'envahit lorsqu'il marcha sur les ruines de ce qu'il possédait autrefois.

Errant ainsi depuis quelques heures, il fut libéré de son cauchemar par un bruit qu'il reconnut de suite dans la nuit : c'était Canelle, sa plus belle jument, offerte à sa fille à l'occasion de sa naissance, voilà sept ans. Sir Armand n'était pas très étonné de voir que Canelle avait pu échapper aux bandits. En effet elle était très rapide et ne s'était jamais laissée faire de mal auprès des hommes malveillants envers elle. Il la serra comme jamais il n'avait serré un homme. Elle était devenu tout pour lui, y compris son compagnon de vengeance. 

Sir Armand était devenu un fervent partisan de la guerre, il ne supportait plus la présence des Danéens, même les intégrés depuis plusieurs générations.
Sa noblesse lui donna droit aux postes nobles de l'armée. Partisan convaincu et homme sachant bien parlé grâce à son ancien métier dans les affaires, il fut désigné comme émissaire du roi pour parcourir les terres en vue de propager l'idéologie du roi de Laurent. Cela lui permit de toujours rester auprès de Canelle.

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18 mars 2014

Paul et Bucéphale

Bon, initialement je voulais ne faire qu'un seul post d'un assemblage de plusieurs éléments, mais le boulot mangeant quelques heures de la journée, force est de constater que je vais les poster un à un pour conserver un certain rythme de parution, tant pis ! (je me demande aussi si cette phrase est compréhensible, bouarf..). Bref, ça va me forcer à écrire un peu plus comme ça, comme c'est-y-la-vie-qu'elle-est-fun-parfois.
Je me suis amusé à relire le sprécédents posts, il faudra que je fasse pas mal de corrections au niveau des textes aussi, ça ne fait pô très sérieux :/

 

le mec au fond qui sert à rien

le mec au fond qui sert à rien

~ L'assistant ~

Paul revenait de bien loin. Reccueilli voilà 19 ans par Joachim au pied d'une fontaine en temps de guerre, il n'avait jamais connu sa famille. Joachim décida de le prendre sous son aile, considérant le hasard comme le destin. Paul fut donc introduit dans cette petite société isolée derrière les monts de Farne, où une certaine hygiène de vie spirituelle et physique était entretenue. Il apprit très tôt à lire et à écrire, à vaincre la logique, à parler et à répondre. Il apprit les deux langues les plus parlées des pays voisins (bien qu'il n'en maîrtisa qu'une seule avec aisance). Parallèlement, le combat à main nue lui fut enseigné, ainsi que l'épée. Il n'excella jamais face à ses pairs dans l'art du combat, mais maniant mieux l'épée que maîtrisant ses poings, il devint bon bretteur.

Arriva le jour où Paul était en âge d'être autonome. Il entendit parler des heurts qui animaient Danée et Laurent, il lui prit alors l'envie de partir, de retrouver ses origines, d'aider comme il pouvait les gens. Joachim avait un peu le coeur serré de voir son fils partir, mais il savait que cela serait venu un jour, tout comme lui-même l'avait fait, à de nombreuses reprises d'ailleurs.

Paul vit que le conflit allait éclater pour de bon. Il commença par se rallier aux Danéens, mais sans pour autant croire en ce peuple qu'il servait. En réalité il n'arrivait pas à cerner les intérêts des différents partis et encore moins à comprendre l'utilité et la pertinence d'une guerre. Il voulut donc voir de plus près les raisons d'une telle violence. Ses qualités à l'épée, ses bonnes manières et ses qualités intellectuelles lui permirent de devenir assistant d'émissaire, un bon statut dans l'armée. 

Le voilà donc, dans ce petit village, comme dans tant d'autres, à écouter son chef émissaire déblatérer de bien étranges idées. Mais ne connaissant le monde que depuis quelques mois, il essayait de le comprendre, vraiment, ce fichu chef émissaire...

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14 mars 2014

croc d'estoc

Attention super annonce, roulement de tambouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurs : 

"sigh"  ~ ~ J'AI UN DEUXIEME ABONNE ~ ~   "sigh"

Alors toutes mes félicitations à vincellroy, spéciale cace-dédi !

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13 mars 2014

Avant, Emilie et Simon au royaume de Laurent.

Comme nous avons eu de très belles journées ces derniers temps, où le temps était doux comme il faut, voici un "dessin doux". =)
A découvrir quand il fait beau soleil ? :/

La musique (merci Daughter !) :
http://www.youtube.com/watch?v=5yXqcQDGwio

La tendresse

 

tendresse

~ la tendresse ~



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07 mars 2014

Les deux chemins

Voilouuu, vous abonner, ça vous intéresse ? ça tombe bien en ce moment c'est gratuit dites donc !!! Ce que le hasard peut-être fripon des fois =)
La musique (merci Asaf Avidan, un que je connais bien là par contre :p ) :
http://www.youtube.com/watch?v=JO5x8bV-Awc

pars

Pars

~ Pars ~

" En ce qui concerne la question du peuple de Danée, certains d'entre vous se montrent protecteurs pour quelques motifs, certes pleins de compassion et de bonnes intentions "éthiques" selon vos dires, au nom d'un prétendu devoir tacite et indiscutable. Alors me permets-je de reprendre vos différents arguments et de les désosser un à un :


- Vous prétendez que nous sommes en mesure d'accueillir parmi nous les expatriés d'un peuple qui nous veut la guerre, en sachant qu'en ces temps de conflit, nul Danéen n'est exempt d'être un danger pour plusieurs millers d'entre nous. Pouvons-nous tolérer sérieusement leur présence "dans le doute" de leur bonne foi ? Je vous le demande, est-ce là la voix de la raison que cette présomption d'innocence ? Je me refuse de conduire mon peuple au suicide !


- Vous prétendez que nos voisins ont su nous apporter leurs richesses. Mais quelles richesses, je vous prie ? Nous, Laurentins, avons su briller depuis maintenant plusieurs centaines d'années par des esprits, des poètes, des artistes, des intellectuels qui ont fait le renom de notre peuple qui n'est en rien comparable à une culture bâtarde, entremêlée de nos coutumes et savoirs et de ceux venus d'ailleurs. C'est la pauvreté que je vois moi, la pauvreté d'expatriés qui furent voilà fort longtemps accueillis les bras ouverts, car chassés de leurs terres originelles. Les voilà aujourd'hui qui mangent notre pain, quand je vois certains de mon sang mendier le crouton. Et leur reconnaissance, où est-elle ?! Jamais ils n'ont réellement agi pour nous remercier de notre hospitalité ! Pire ! Les premières batailles à la frontière ont obligé plusieurs milliers de nos frères et soeurs à fuir, perdant tout ce qu'ils avaient construit à la sueur de leur front, leurs maisons mangées par les flammes, sous leurs yeux. Et je ne parle pas de celles et ceux qui ont perdu un époux, une femme, un frère, parfois même la chair de leur chair. Tout cela par des Danéens, ces mêmes que nous avons aidés !


- Leur pays est suffisamment grand pour que Dané accueil de nouveau ce peuple qu'ils ont autrefois chassés. Leur présence est non seulement nuisible, mais aussi dangereuse comme je vous l'ai déjà expliqué. Nous sommes en guerre, la mise en danger de nous tous, de vous, de mes proches, est une chose proprement insoutenable pour moi, et mon devoir de leader m'impose de prendre les devants, car je m'en voudrais de perdre ne serait-ce que l'un de vous par la faute de mon manque de vigilance [...]. "

Extrait du discours du roi de Laurent.

 

Emilie et Simon se séparent. Ainsi débute leurs voyages.

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03 mars 2014

Le Grand

La musique (de MeNaiset, merci !) qui va bien avec, important ! =)

http://www.youtube.com/watch?v=imLVuow4ZUo

colosse cerné

 

face au colosse

~ Les noces anciennes ~

 

"Jeune fille, entends mon chant.
Bientôt ils viendront te chercher,
Bientôt tu seras prête.
Dans un jour, dans six mois, dans un an,
Tes noces feront de toi une femme.
Ta fraîcheur L'envoûtera,
Ta douceur Le comblera,
Et la paix tu apporteras
Aux proches qui te loueront.
La paix tu auras,
Cette paix éternelle de celles
Qui se sont données au Grand.

...

Ceci ma fille, je te le dis,
Ma fleur, mon rayon de miel,
N'est pas ce que je souhaite.
Moi, ton père, j'essaie de ne pas pleurer
Et de profiter du bonheur que tu m'apportes
Tant que tu es encore là.
Ils sont venus me le dire,
Le jour des noces anciennes viendra pour toi.
Quand le Grand reviendra,
Tu seras sa femme
Et ton sang coulera. "

La guilde arriva. C'était ce pour quoi elle avait été créée, rompre avec certaines traditions des temps d'avant. 

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25 février 2014

Solimanque

Pour les deux trois qui "suivent", on quitte un peu les contes de guerre pour d'autres.

celui qui se melait de tout

celui qui se mêlait de tout couleurs

 

~ Celui qui se mêlait de tout ~

«  Cela me rappelle l'histoire de Solimanque. Elle est amusante, de mon point de vue. Et elle est de toutes les époques. 
«  Solimanque était un jeune magicien assez talentueux dans son métier. Il vivait tranquillement loin des tourments des batailles et venait en aide aux gens des villages, surtout en tant que guérisseur alternatif aux experts des plantes. Il était instructeur de la jeunesse aussi. Bref, il menait une vie de noble du village.
«  Toutefois, il avait un bien terrible défaut : il se mêlait de tout, ab-so-lu-ment-de-tout ! C'en était infernal. Par exemple, un exemple tout bête : si quelqu'un venait à acheter une baguette de pain sous ses yeux, il allait se permettre d'intervenir, pesant le pour et le contre d'un tel achat : le poids de la baguette, la corpulence de la personne, la qualité du pain. Dites que vous avez apprécié un livre, il vous dira inmanquablement non pas si il l'a aimé ou pas mais il vous signifiera la qualité de cet objet selon des critères qu'il argue comme scientifiques et sans appel, et que donc il va se permettre de vous dire si vous avez raison ou pas d'apprécier tel ouvrage. La beauté d'une chanson, la bonté d'une personne, l'intérêt d'un tableau... Tout, tout, tout. De plus, Solimanque, toujours dans sa logique de La Raison, ne supportait pas ce qu'il considérait comme étant un manque de bon sens. Ainsi allait sa vie, qui allait prendre un tournant bien singulier, et ce, à cause d'un simple pot. 
«  Un jour qu'il faisait la vaisselle, il advint qu'un pot (le fameux pot) tomba dans sa bassine. Solimanque se retrouva éclaboussé, de la tête au pied. 
«  - Ca m'énerve !! se dit-il. Non mais quel non sens c'est de se faire mouiller à tort et à travers ! Pourquoi l'eau se permet-elle de nous tremper comme ça alors qu'elle pourrait très bien nous éviter (N'oublions pas que c'est un magicien et qu'un magicien sait bien des choses) ! C'est stupide, voilà tout.
«  Eh oui... Vous ne vous y trompez pas, il en avait même à redire sur les éléments, le pauvre garçon...
«  Bon magicien qu'il était, il se décida à aller à la fontaine dans les bois et appela l'avatar de la Dame des eaux, pour lui faire comprendre que cela suffisait bien et que rien ne justifiait un tel traitement. Ses arguments étaient bien entendus infaillibles. Pourtant, malgré son énervement prononcé et sa réthorique d'après lui sans faille, il n'obtint pas la réponse qu'il attendait :
 - Voilà un mortel bien curieux, qui se permet de chercher à nous comprendre. Un bien piètre idiot... Bon, la Dame des eaux réclame pénitence, ce sera donc fait. Je te l'annonce : toute personne à qui tu feras la leçon désormais te répondra. Et la réponse ne souffrira plus jamais d'une once de mensonge ni de retenue. Et alors tu comprendras jeune homme, que ce que tu appelles le bon sens n'est rien d'autre que l'expression de ta vantardise. Tu verras que tu es une personne bien faible en bon sens en réalité car si tu en avais, tu chercherais avant tout le bonheur des tiens. Ainsi ma mère la Dame en a décidé.
«  Sur le chemin du retour, un peu retourné, Solimanque repensait aux mots de l'avatar. Il ne tarda pas à se convaincre de l'idiotie de l'Eau, qu'il n'avait rien à se reprocher et que ce châtiment ne pourrait rien lui faire, car après tout il était de bon conseil et que ceux qui n'appréciaient pas ces fameux conseils n'étaient sûrement pas dignes d'intérêt. 
«  Et... la vérité l'accabla. Nul ne se taisait plus dorénavant dès que notre jeune érudit avait quelque chose à redire sur la moindre broutille. Tout le monde, ses amis, ses proches et les autres le reprenait sans cesse. Même sa mère, sa maman, l'envoya valdinguer dans les roses, elle qui avait toujours était d'une patience infinie envers lui et qu'il tenait en estime plus que tout. L'estime de Solimanque prit un sacré coup depuis ce jour-là.
« Heureusement pour lui, il possédait dans son entourage une amie magicienne, comme lui, une collègue de travail. Cette dernière était pleine de bon sens , avec une modestie sans fin, une empathie réelle et un 
cœur de ceux qui font du bien. Devant la douleur que vivait son ami (qui était si déprimé qu'il n'osait plus parler à quiconque, ce qui évita à cette jeune demoiselle de lui répondre des mots qu'elle n'aurait pas souhaité dire), elle essaya d'être de bon conseil et de lui faire comprendre l'erreur de son comportement passé. Et il comprit qu'il n'eut d'autre choix que de l'écouter. Il en avait même envie en fait, et il ne souhaitait plus rien dire.
«  C'est ainsi que, toujours victime de sa malédiction, il apprit à se taire, à mesurer l'importance de ses pensées, à laisser tranquille. Sa précieuse amie devint sa femme. La malédiction resta en lui toute sa vie, mais elle ne lui posa (presque) plus aucun problème. »


Récit de la Mère marcheuse, dans la taverne du Bretteur boutonneux. 

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19 février 2014

Emilie

Quelques changements dans la présentation : en exclusivité je vous l'annonce ! : vous pouvez désormais vous abonner à ce blog, c'est gratuit, sans engagement, et cela vous permettra en totale ex-clu-si-vi-té, madame !, d'être informée de toutes les nouveautés =) Alors, qui se laisse tenter ???????????????????

Ah oui j'ai aussi voulu mettre une petite musique d'ambiance, mais je n'ai trouvé qu'une vidéo (doué que je suis en informatique), si ça vous dit cliquez avant de lire la suite, juste pour l'ambiance =) (en fait c'était en lecture de playlist sur youtube pendant que je faisais le dessin et j'ai trouvé qu'elle servait bien le propos).

N'hésitez pas à aimer, à commenter, à partager, à vous abonner !!!!!

La fameuse musique (merci Kawai Kenji !) :
http://www.youtube.com/watch?v=NuH4dwubjPM

 

Emilie pensive cerné

 

 

la guerrière silencieuse

 

~La guerrière silencieuse ~

 

"- Elle, mon capitaine, qui reste assise toujours seule, on ne sait que peu de choses à son sujet. Tout ce que j'ai pu apprendre d'elle était écrit dans son carnet. Le carnet c'est en fait un journal intime très détaillé et qu'elle tenait scrupuleusement, quelques lettres qu'elle a reçues, et puis des brouillons de lettres qu'elle semble avoir envoyées. Elle ne le cache pas trop vu qu'il est écrit dans une langue des pays de l'Ouest, et souvent on la voit relire ses notes, mais jamais on l'a vue écrire. Seulement le jeune Martin connaît un peu cette langue, et un jour il a lu les secrets de la jeune fille. Il ne m'a pas tout dit, juste ce que je devais savoir, de quoi m'assurer qu'elle ne nous voulait aucun mal.
"Elle ne parle pas, mais je suis pas sûr que c'est parce qu'elle ne le peut pas, c'est peut-être dans sa tête que ça se passe. Elle est partie à cause des guerres qui ont lieu dans l'Ouest. Dans les notes, on trouve beaucoup de mots d'amour, très tendres et très doux, aux dires de Martin. Mais il y a aussi des lettres qui montrent une rupture violente et très soudaine, et puis les notes du journal s'arrêtent, elle a cessé d'écrire à ce moment là. 
"Trois mois après la dernière note mise dans le journal, elle s'est présentée à nous, elle semblait avoir entendu parlé de notre ordre, c'est Kailïn qui l'a prise sous son aile et qui lui a appris l'épée, sans trop poser de questions. C'est une bonne épéiste, et je crois qu'elle croit en notre cause. C'est bizarre par contre, car le journal montre bien qu'elle ne voulait pas de la guerre là où elle habitait, pis il semblerait que c'est même ça qui l'a amenée à fuir jusqu'ici. Mais là, elle se bat pour nous ! Je crois qu'elle aime cette idée de notre guilde à laquelle elle appartient, elle croit en vos valeurs capitaine. 
- Vous croyez ?
- Oh oui ! Elles est prête à se battre vaillamment, mais ne tue pas. Elle ne cherche pas le sang, du tout. Par contre, il lui est arrivé une fois de tourner les talons à un ordre que moi-même je n'étais pas fier d'avoir donné. Vous voyez, elle agit vraiment selon ses propres valeurs. 
- Mmm...
- Mon capitaine ?
- Non rien, je réfléchissais. Ce que vous me dites, cela témoigne d'une grande tristesse. On dirait qu'elle cherche quelque chose après avoir perdu ce en quoi elle croyait. 
- Oui, c'est une sacrée personne. Ce n'est pas la plus forte, mais je lui fais toute confiance.
- Ayez confiance sergent si vous voulez, mais retenez bien ça : si cette guerrière silencieuse cherche quelque chose, un jour peut-être elle le trouvera ; si elle conserve ce journal intime qui s'est arrêté, c'est que peut-être un jour elle le continuera. Et si ce jour arrive, nous serons bien en peine de refuser ce qu'elle décidera."

 

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14 février 2014

Simon rêveur

Un vieux dessin pour la Saint Valentin, un peu hors propos peut-être , Mais le "dessin doux" viendra un jour plus approprié, et c'est en attendant le prochain. =) C'est le seul que j'ai accroché chez moi, au 3615tavieonsenbranle. sur ce banc

~ Le choix d'être soldat ~

C'était un rêve récurent, depuis qu'il avait chassé Emilie. Un long rêve, qui contrastait tellement avec la violence du combat. Ce qu'il redoutait le plus, c'était le réveil. Ces quelques secondes où il se trouvait un peu entre les deux mondes, les yeux ouverts, ses camarades paniqués courant dans tous les sens, la terre qui tremblait et les gravats tombant à côté de lui. Ce moment le terrifiait vraiment, car il ne pouvait pas interragir avec le réel. Il semblait sentir encore le bois du banc sous lui, ses pieds dans le sable, il n'arrivait pas à prendre une prise correcte sur le sol et ses jambes ondulaient et luttaient pour trouver prise. Le vent caressait toujours son visage, il lui semblait pouvoir respirer à plein poumons la brise fraîche, et il n'avait mal nul part. Pourtant la panique était là, car il ne pouvait pas bouger et la mort pouvait le frapper sans qu'il ne puisse se défendre. 
Puis, sortit de cette torpeur, la réalité revenue, il repartait au combat et se battait à sa manière certes, mais farouchement, car même si il en avait peur, Simon espérait plus que tout se rendormir et revivre ce rêve. Car  il avait vraiment l'impression que là, sur ce banc, Emilie allait revenir.

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22 janvier 2014

Simon

Le jeu de l'erreur, il y en a une entre les deux dessins !


voyageur dans les marches

marcheur dans les marches couleur

 

~ Les chants du voyageur ~

 

 

Chère maman,


Mon voyage se passe bien. Je ne peux pas me permettre de te dire où je suis et de toute façon je ne préfère te le dire, toi qui craignais déjà que j'aille vivre à la ville la plus proche !
La vie se déroule tranquillement, depuis que j'ai fui les champs de bataille. Je me rends compte que ça va faire trois ans maintenant que mon voyage a commencé. Rassure-toi, je suis bien vivant, dans les pays lointains. Au début j'avais assez peur des autres, je pensais que ma vie de déserteur allait se borner à me cacher sans arrêt. Tout ce que la Nation nous avait dit me paraît aujourd'hui être un tissu de mensonges. Bon je ne vais pas me battre avec toi maintenant dans cette lettre, ce n'est pas le but. Mais sache que ma manière de voir les choses a changé, et je ne suis pas si malheureux que ça. Je ne l'ai jamais dit à personne, pourquoi j'ai déserté. J'étais plutôt patriote comme tu le sais. Je me sentais prêt à beaucoup pour le pays. Mais le jour où j'ai mis cet homme en joue, j'ai compris que ça n'était pas possible. C'est là que j'ai choisi.

Tu sais, depuis quelques temps je repense à Emilie. Je ne crois pas qu'elle nous en voulait, tout ça parce qu'elle venait du pays voisin. Et souviens-toi, comme je l'ai pleurée et détestée en même temps. Je voudrais bien la revoir, même si aujourd'hui ça sera peut-être elle qui m'en voudra. Enfin je suis bien content qu'elle ait réussi à prendre la fuite par le col du Sud. Je la recherche, c'est un but de mon voyage, il en faut bien un ! J'ai appris de diverses personnes qu'elle était toujours en vie, et qu'elle s'était mise à voyager comme moi maintenant, c'est assez curieux ça... Je t'en parle librement parce que le temps que tu reçoives cette lettre, je serai déjà bien loin de mon emplacement actuel.

Les trois ans écoulés sont passés vite finalement, même si j'ai perdu beaucoup aussi il ne faut se mentir. Vous me manquez tous. J'espère que quand les déserteurs de la Guerre du col seront pardonnés par l'Etat, je pourrai revenir. J'espère aussi que vous ne m'en voudrez pas trop. C'est peut-être illusoire de penser que les choses pourraient redevenir comme avant.

En tout cas, j'ai commencé à me prendre de passion pour la musique des autres pays. C'est chouette ! On m'a appris à jouer d'un instrument à cordes très curieux, qui ressemble à une meule mais en bois (c'est pas très grand et très facile à transporter). Je commence à accumuler quelques chants qui racontent des histoires traditionnelles d'ici et là. Je me dis que je vous les chanterai quand je reviendrai... J'ai rencontré des artistes vraiment étonnants, qui te font vibrer de plaisir, parfois qui t'inquiètent, j'aime beaucoup ressentir ces sensations, comme quoi ça peut se passer autrement que par la guerre !

Je dois déjà te laisser, j'ai saisi une rare occasion pour t'envoyer cette lettre (j'espère que le type ne m'a pas menti) et je n'ai eu que vingt minutes pour l'écrire. Pardon si c'est un peu décousu, les idées vont un peu dans tous les sens.

Je vous aime tous, et vous dis à bientôt, si l'occasion se présente.

Bien à toi,
Simon

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